Juliette Campion
Juliette Campion

@JulietteCampion

92 Tweets 22 reads Sep 10, 2024
Bonjour à tous ! Nous sommes au septième jour du procès #Mazan devant la cour criminelle départementale du Vaucluse où comparaissent 51 accusés. Le président annonce d'emblée que Dominique Pelicot est toujours souffrant et qu'il ne sera pas présent aujourd'hui.
Il devait être entendu aujourd'hui pour son premier interrogatoire. Le président a requis "une prise en charge en urgence, dès aujourd'hui" car le centre pénitentiaire a fait savoir qu'il ne serait "dans la capacité de faire une consultation médicale que jeudi". #Mazan
Béatrice Zavarro, l'avocate de Dominique Pelicot, accepte que l'enquêteur prévu aujourd'hui témoigne, ainsi que l'expert informatique. Mais elle refuse que Gisèle Pelicot et ses trois enfants soient entendus sans lui. #Mazan
L'avocat général est d'accord avec elle. "Dès lors qu'il y a une interaction dans les débats", il faut qu'il soit présent, dit-il.
"Les parties civiles souscrivent à la nécessité absolue que Monsieur Pelicot puisse être pris en charge médicalement", déclare Stéphane Babonneau, l'avocat de Gisèle Pelicot. "Autant Madame Pelicot que ses enfants ne souhaitent pas déposer hors sa présence", poursuit-il. #Mazan
Si Monsieur Pelicot venait à être malade pendant plusieurs jours, le procès pourrait être suspendu. #Mazan
"Monsieur Pelicot ne peut pas bloquer le procès comme ça", s'agace Guillaume de Palma, avocat de la défense. Le président assure que s'il a le moindre doute sur la véracité de sa maladie, il ordonnera une expertise. #Mazan
On entend maintenant un enquêteur de police qui a travaillé sur le dossier Pelicot. Il commence par aborder le cas de "Rasmus", le seul accusé poursuivi pour "viols aggravés" sur sa propre femme, après s'être inspiré des agissements de Dominique Pelicot.
Il avait également fait venir Dominique Pelicot à plusieurs reprises pour violer son épouse. Une nuit, elle s'est réveillée, et s'est retrouvée face à Dominique Pelicot dans sa chambre. Son mari lui a alors dit que celui-ci était venu pour prendre photos de sous-vêtements.
"Rasmus" a toujours refusé de violer Gisèle Pelicot mais a violé sa propre épouse à plusieurs reprises devant Dominique Pelicot.
On passe maintenant à un deuxième accusé, interpellé à Mazan, en février 2021. Il se définissait comme libertin et est venu chez les Pelicot persuadé qu'il s'agissait d'un scénario, voulu par le couple. En arrivant, il voit Gisèle Pelicot, et comprend que ce n'est pas le cas.
Il assure être parti immédiatement mais n'avoir pas prévu la police, car "il avait honte". Mais les enquêteurs lui ont présenté des photos montrant des agressions sexuelles. Il a alors simplement reconnu des attouchements. Il a changé de versions plusieurs fois.
On passe ensuite à un troisième accusé. Sur les vidéos, on le voit imposer une fellation à Gisèle Pelicot, elle commence à s'étouffer. "Laisse la respirer", dit Dominique Pelicot. "On entend clairement Gisèle Pelicot ronfler", commente l'enquêteur.
Quatrième accusé. On le voit "se retirer rapidement quand Gisèle Pelicot avait une réaction", décrit le policier. "Sur les vidéos exploitées, il s'attache à ne pas faire de bruit", ajoute-il.
Cet accusé "partageait des photos de sa femme nue ou des sextapes" sans son consentement. Il a été interpellé en février 2021. Interrogée, sa compagne, avec qui il était marié depuis 2022, assure à la police n'avoir jamais fait de vidéos pendant leurs rapports sexuels.
Cet accusé a reconnu que ni sa femme, ni Gisèle Pelicot, n'avaient donné leur consentement. Il a reconnu le viol sur Gisèle Pelicot.
On passe maintenant aux questions de la défense sur ces quatre premiers accusés. L'un d'eux estime qu'un message de Dominique Pelicot à son client, indiquant que son épouse s'était lavée les parties intimes, pourrait prêter à confusion et laisser penser qu'elle était consentante.
Il estime par ailleurs qu'un autre accusé qu'il représente, étant venu en journée, pourrait d'autant plus avoir pensé qu'il y avait consentement de Gisèle Pelicot.
On passe à l'avocat de l'accusé ayant drogué sa propre épouse. Il tente de montrer qu'il aurait été influencé par Dominique Pelicot. Le policier observe que ce dernier a bien "fourni les moyens de droguer sa femme mais il la sédatait hors la présence de Monsieur Pelicot".
"Avait-il une certaine réticence à endormir son épouse ?", demande cet avocat. Réponse de l'enquêteur : "il a dit à plusieurs reprises qu'il n'a jamais donné la posologie indiquée par Monsieur Pelicot : au lieu de donner 7 Temesta, il lui en a donné 3. Et même parfois un quart".
L'avocat rappelle qu'après que cette femme ait surpris Dominique Pelicot dans sa chambre, en se réveillant en pleine nuit, les deux hommes n'ont plus eu de contacts entre eux.
Face aux policiers, cet accusé dira : "vous me mettez comme Dominique Pelicot, en prison à vie".
Son épouse n'a pas porté plainte contre lui. Une décision qui surprend beaucoup le policier, "mais c'est un couple qui a cinq enfants, elle a la réaction qui est la sienne, ça lui est propre".
Béatrice Zavarro fait préciser les faits concernant le premier accusé. Il conteste toute pénétration pénienne ou digitale. Elle demande pourquoi il est renvoyé pour "viols avec circonstances aggravantes". Le policier estime que le cunnilingus vaut pour pénétration avec la langue.
Elle demande ensuite si le texto (très vulgaire) envoyé par son client, Dominique Pelicot, dans lequel il précise que son épouse a fait sa toilette intime pourrait avoir servi à "exciter" l'accusé ayant reçu le message. "Je pense oui", dit l'enquêteur.
Une avocate questionne le policier sur les horodatages concernant les arrivées et départs de certains accusés : elle estime, comme d'autres conseils côté défense, qu'ils sont peu fiables.
"Pendant leurs auditions, les accusés étaient très surpris de voir qu'on leur reprochait d'être restés deux heures, trois heures, sept heures… Cette question d'horodatage a été source d'interrogations", souligne-t-elle.
On passe au cinquième accusé. Sur les vidéos le concernant, on voit que Gisèle Pelicot "bouge et on sent l'inquiétude" de cet accusé. "Lors de caresses, Monsieur Pelicot lui indiquait : "non, pas avec les ongles, ça va les réveiller".
"Il dit s'être déshabillé dans une pièce, Dominique Pelicot lui donnait des ordres", relate le policier, ajoutant que l'accusé avait pensé qu'il "s'agissait d'une mise en scène".
Au milieu de cette litanie de faits, extrêmement crus, Caroline Darian sort, épaulée par ses frères. Elle semble bouleversée.
Gisèle Pelicot continue d'écouter. Reste calme.
On passe au 6e accusé, qui, au moment de son interpellation, en 2021, "a tenté de se soustraire : on l'a découvert caché sous un tas de linge, dans une armoire". Sa compagne était alors enceinte de lui et parle aux enquêteurs "d'une vie sexuelle normale".
7e accusé : "sur les vidéos, la victime ronflait, elle était totalement inconsciente", décrit le policier. Sur la vidéo, l'homme fait "le signe de la victoire". "Il ne portait aucun préservatif", ajoute-t-il.
"Au début, elle était consciente, donnant son accord" a-t-il affirmé dans première audition. A sa 2e audition, il déclare qu'il "ne devait pas faire bruit, Pelicot lui indiquait des actes sexuels à effectuer".
8e accusé : les faits se sont déroulés dans le salon et dans la chambre. "Pelicot chuchotait pour ne pas que la victime se réveille", relate le policier. Il était marié avec sa compagne depuis 2007. Elle assure que son mari n'était pas influençable.
Lors de sa première audition, "il nie les faits, il cachait sa bisexualité, fréquentait des clubs échangistes", détaille le commandant. "Il disait avoir eu Gisèle avant, au téléphone. Il se reconnait sur les images mais nie le viol".
Il reconnaîtra finalement le viol aggravé. Il a déclaré être resté car "Dominique Pelicot le menaçait lui disant qu'il allait avoir de gros soucis".
9e accusé : là encore, aucun port de préservatif. Il reconnait le viol face aux enquêteurs. "Devant le manque de réaction de Gisèle, Dominique lui dit qu'elle a trop bu".
10e accusé : les faits ont eu lieu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2019. L'accusé a assuré qu'il pensait que la victime était réveillée et simulait l'endormissement. Dominique Pelicot lui dit : "chut, tu vas la réveiller".
Les enquêteurs ont retrouvé sur son téléphone des photos "d'une jeune femme endormie, prises à son insu, sans qu'on puisse l'identifier". L'homme était connu de la justice pour des violences et des infractions routières.
Stéphane Babonneau, avocat de Gisèle Pelicot, demande ce qu'il en est des autres hommes observés sur des photos/vidéos, mais qui n'ont pas pu être identifiés. L'enquêteur précise qu'ils n'ont pas réussi à trouver les auteurs de neufs faits, neuf individus.
"Les photos retrouvées étaient de très piètre qualité" précise-t-il et il s'agissait de "faits très très anciens".
Stéphane Babonneau demande si, selon lui, les accusés pouvaient ne pas savoir que Gisèle Pelicot était inconsciente. Réponse : "je peux assurer que sur l'intégralité des vidéos, les auteurs ne pouvaient ignorer qu'elle dormait profondément, qu'elle était inconsciente".
"C'est très glauque ce huis clos. La position est sans équivoque. Certains sont revenus à plusieurs reprises. Et je confirme : tous étaient conscients qu'elle était dans un sommeil très profond et ont quand même exécuté leur basse besogne", décrit le policier.
L'avocat lui demande ce qu'il a pu ressentir devant ces vidéos. "Ce n'est pas anodin. On a constitué un groupe de quatre personnes pour ce dossier", souligne-t-il. "Vous dire que ça m'a impacté, très certainement, après c'est le travail d'un enquêteur", ajoute-t-il.
"Je n'ai pas ressenti le besoin de consulter, mais j'ai 33 ans de PJ derrière moi et j'ai rarement été enclin à voir des vidéos...". Il ne va pas au bout de se phrase et poursuit : "excusez-moi du terme, mais c'était pratiquement tout le temps la même chose, c'est sordide".
La défense commence ses questions. Les avocats de chaque accusés questionnent l'enquêteur, tour à tour.
Une avocate rappelle par exemple que l'on a retrouvé aucun échange sms, Skype ou sur le site "Coco" entre son client et Dominique Pelicot. Elle demande si, en l'absence de ces discussions, on peut déduire que son client ne savait pas que la victime était sous Temesta.
Une autre avocate demande de confirmer que c'est bien Dominique Pelicot, seul, qui a "développé le stratagème" visant à faire venir des inconnus à son domicile. L'enquêteur confirme.
Une autre avocate affirme que son client dit être "tombé dans un piège". "Maître, j'ai vu l'intégralité des vidéos. Quand on est normalement constitué, on s'arrête, et on rentre chez soi", rétorque le policier.
Béatrice Zavarro, avocate de Dominique Pelicot, rappelle que beaucoup d'accusés ont dit ne pas avoir compris qu'ils étaient filmés. Cela étonne l'enquêteur qui dit que les scènes n'étaient "jamais filmées en plans fixes" et avec mêmes des "gros plans".
Les questions sont terminées. L'avocate de Dominique Pelicot annonce avoir reçu des nouvelles de son client qui est "hospitalisé aujourd'hui". Le président va ordonner une expertise médico-légale pour ne pas se voir opposé le secret médical...
Les prochains jours du procès s'annoncent compromis sans la présence du principal accusé... Il y a des chances que le président annonce une suspension de plusieurs jours ce soir.
Nous entendrons cet après-midi la suite du témoignage de l'enquêteur de ce matin, ainsi qu'un expert informatique. On reprend à 14 heures.
J'écris un petit compte-rendu de l'audition de l'enquêteur de ce matin. Je reprendrai le LT tout à l'heure mais en attendant, vous pouvez suivre ma consoeur @MarionDub.
@MarionDub Le président annonce que Dominique Pelicot a été pris en charge pour ses ennuis de santé et "n'a pas de contre-indication pour les audiences en présentiel". Il sera donc de retour demain. #Mazan
Il n'est pas encore sûr qu'on entende le son de la voix de Dominique Pelicot demain pour autant. "Il sera entendu dans les interstices du planning", précise le président. Entre les différents experts et témoins prévus donc.
Le commandant de police Stéphan Gal reprend sa description des vidéos et de l'enquête pour chaque accusé, là où il l'avait laissée ce matin. On passe au 11e d'entre eux. C'est toujours aussi dur à entendre, très cru. On se demande comment les parties civiles supportent ça.
Le 12e accusé a été identifié "par reconnaissance faciale, à 83%", grâce au TAJ, le fichier de traitement des antécédents judiciaires.
"Il pensait que l'épouse était consentante, bien qu'endormie", poursuit l'enquêteur. "Il dit s'être déshabillé dans la cuisine, avoir chuchoté. Il était connu pour des atteintes aux biens et des infractions routières", précise-t-il.
Pour le 13e accusé, les faits n'ont pas été commis dans la maison de Mazan. Caroline Darian a dit aux enquêteurs que ça aurait pu avoir eu lieu dans leur maison secondaire de l'Ile de Ré. "Il s'est avéré que c'était vrai", commente le commandant de police.
Il a été interpellé chez lui, à La Rochelle. "Il dit avoir été piégé par un pervers narcissique", relate le policier. Il affirmait que les enquêteurs "s'acharnaient sur lui".
Lors des faits perpétrés par le 14e accusé, Gisèle Pelicot avait failli se réveiller et son mari l'avait alors poussé hors du lit.
Cet accusé assure avoir été "manipulé" par Dominique Pelicot, qu'il avait été "tétanisé" devant la victime, mais avait "toutefois confiance en Pelicot, car c'était son épouse" et qu'il pensait que c'était un scénario prévu d'un commun accord dans le couple.
Les explications se suivent et se ressemblent : le 15e accusé assure avoir pensé que c'était "un scénario" et que Gisèle Pelicot "faisait semblant de dormir". Il a déclaré ne pas savoir qu'il était filmé.
Le 16e accusé était avec sa femme depuis 30 ans. Lors de sa 2e audition, "il disait avoir été manipulé mais réfutait avoir commis un viol", dit l'enquêteur. "C'est lui qui a fait ça, ce n'est pas moi. Moi j'étais comme un outil", a-t-il assuré.
Il faut imaginer que chaque vidéo retrouvée par les policiers sur le disque dur de Dominique Pélicot comportait des noms extrêmement scabreux. Un seul exemple suffira à comprendre : l'une d'elles s'appelait "bien défoncée".
Le 17e accusé est venu deux fois. Son casier était déjà chargé : il était notamment connu de la justice pour des faits de violences conjugales. Lors de sa première audition, il a assuré "ne pas se reconnaître" sur les images, affirmant qu'"il s'agissait de quelqu'un d'autre".
On passe aux questions de la défense sur ce groupe d'accusés (de 11 à 17).
Guillaume de Palma, avocat de plusieurs accusés, questionne le commandant de police une dizaine de minutes sur l'emploi du mot "viol" dans les rapports qu'il a écrit avec ses collègues de la PJ d'Avignon.
Il conteste le fait qu'ils aient écrit, concernant les vidéos de deux de ses clients, qu'il s'agissait "avec certitude d'une scène de viol". Le mot "certitude" ne lui convient pas.
"Cette certitude n'était-elle pas un peu hâtive ?", demande-t-il. Réponse de l'enquêteur : "pour préparer ce procès, j'ai revisionné les vidéos, à froid. C'est toujours le même ressenti : il n'y a pas de consentement, les faits sont perpétrés sur une personne inconsciente."
L'avocat rappelle que ce sera à la "seule cour criminelle du Vaucluse" de décider s'il y a viol ou non. Depuis le début du procès, la défense reproche souvent aux experts entendus à la barre de piétiner la présomption d'innocence en employant ce terme.
L'enquêteur ne voit pas le problème dans la mesure par exemple où, lorsqu'il y a une affaire de règlement de comptes, le suspect est poursuivi pour meurtre. "Il y aura un procès, mais le terme 'meurtre' est employé, et ce n'est pas choquant pour autant", souligne-t-il.
A l'heure actuelle, l'article 222-23 du Code pénal définit le viol comme "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise".
Un autre avocat de la défense, Emile-Henri Biscarrat, estime que "le volet intentionnel" de la venue des différents accusés n'a pas été suffisamment creusé par les enquêteurs.
"Pensez-vous avoir suffisamment investigué pour voir qu'un tel venait pour du candaulisme, un autre pour du triolisme, un autre pour de l'échangisme ? Est-ce que la question leur a été posée ?", demande l'avocat.
"Nous avions les déclarations de Dominique Pelicot et les déclarations des intéressés : on leur montrait les scènes des actes sexuels. J'ai le sentiment que nous avons fait notre maximum…", répond (je résume) le policier.
"Vous avez parlé du volet matériel, et j'ai le sentiment que vous vous y êtes beaucoup attaché, je l'entends. Mais sur le volet intentionnel, toute la phase préalable à la venue… Pensez-vous avoir suffisamment investigué ?", insiste celui qui représente deux accusés.
Et, un peu plus tard, l'avocat poursuit : "certains enquêteurs ont été, peut-être, transportés vers une absence d'objectivité dans les questions que tout enquêteur doit poser". Et il ajoute que ceux-ci sont "censés poser des questions à charge ou à décharge".
Pardon, j'ai laissé passer quelques minutes car la tension est fortement montée dans la salle d'audience. Guillaume De Palma a vertement reproché à l'enquêteur de ne pas avoir versé au dossier des photos intimes de Gisèle Pelicot, prises avec son consentement.
Le policier assure au contraire que ces photos ont été versées. La défense dit ne pas les avoir. Les parties civiles s'en mêlent, et assurent qu'elles sont bien dans le dossier.
Stéphane Babonneau, l'avocat de Gisèle Pelicot, dit que ces photos avaient été prise car sa cliente avait "des hémorroïdes". Pour tenter de calmer le jeu, le président assure que les photos seront diffusées si besoin "pour respecter l'oralité des débats".
Pour autant, il refuse de laisser les avocats des parties civiles répondre à la défense, pour des questions de respect du planning du procès. "C'est la règle", dit-il, ce qui provoque l'énervement des deux avocats de Gisèle Pelicot et sa famille, Me Babonneau et Me Camus.
Dans ce brouhaha, Guillaume De Palma a dit (je n'ai pas entendu la phrase, mes consoeurs me l'ont répétée) : "il y a viol et viol". D'où la colère des parties civiles. Caroline Darian est sortie de l'audience précipitamment, en lançant "quelle honte !".
Le président a suspendu l’audience dans ce climat d’extrême tension.
Me De Palma s’est expliqué sur cette phrase à la sortie de l’audience, face aux journalistes.
Pour lui, il y a viol s’il y a une « intention coupable ». Et les accusés réfutent cette intention.
Antoine Camus, l’un des deux avocats de Gisèle Pelicot, estime qu’il n’y a pas à « transiger » avec les droits de la défense mais il déplore une « forme de gratuité dans la violence infligée ». Les mots qui ont été employés sont pour lui « insupportables ».
Ces propos vont sans doute beaucoup faire réagir… Je clôture ce LT de la septième (et très mouvementée) journée du procès #Mazan. Merci de m’avoir suivie. Et à demain, 9h.

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