Ousmane Sonko
Ousmane Sonko

@SonkoOfficiel

39 Tweets 2 reads Aug 25, 2023
Un groupe d’individus, membres du régime de Macky Sall, est décidé à m’empêcher de participer à l’élection présidentielle de 2024 et à déterminer d’emblée quelles personnes devraient être candidats et lesquelles ne devraient pas.
Jamais dans l’histoire politico-judiciaire du Sénégal, on n’a assisté à un tel acharnement contre un opposant politique innocent.
Depuis mars, j’ai fait l’objet de plus de 5 convocations judiciaires. Le pouvoir de Macky Sall fait sa propagande auprès des médias et auprès des ambassades pour faire croire que je ne respecte pas les institutions et que je refuse de répondre aux convocations.
La seule fois où je n’ai pas déféré à une convocation, je l’ai fait sur des bases légales : le 7 février 2021. En effet, en tant que député, je ne pouvais faire l’objet de poursuites, interrogation ou arrestation en cours de session.
Le 3 mars 2021, j’ai quitté mon domicile en tant que citoyen libre pour répondre à une convocation et en cours de route, le ministre de l’Intérieur Antoine Diome a donné l’ordre de m’arrêter et m’a détenu pendant 6 jours à la Section de recherches.
Seule la détermination populaire a permis d’y mettre fin et d’éviter que je ne sois victime d’un long séjour carcéral dans l’attente d’une instruction. J’en suis reconnaissant au peuple.
Après deux convocations par le juge d’instruction pour interrogation et pour confrontation, j’ai été convoqué par la police pour une plainte et je suis allé répondre.
Reconvoqué le 16 février 2023, et j’ai eu tout le mal du monde pour m’y rendre et pire, au retour, le monde entier a assisté, médusé, à l’attaque violente dont j’ai fait l’objet.
Le monde entier a pu mettre les yeux sur l’autocratie et la méchanceté du régime de Macky Sall. Les tessons de verre lorsqu’ils ont brisé la vitre de mon véhicule m’ont blessé aux pieds, mais auraient pu me blesser à la gorge ou aux yeux.
J’ai été convoqué le 16 mars et le monde entier a de nouveau assisté au blocage de mon convoi, au bris de la vitre de mon véhicule, puis de celle du second véhicule où j’avais pris place,
avant de m’asperger d’un liquide toxique qui aurait pu me tuer si je n’étais pas rapidement sorti du véhicule ainsi que mes avocats. En même temps, des centaines de mes militants ont été kidnappés et incarcérés dans les geôles de Macky Sall.
On interdit à mes militants et ma sécurité d’accéder au tribunal, pendant que le plaignant lui vient avec ses militants et sa sécurité. Et tout ceci sous le regard complice de la justice.
Cette justice qui refuse de laisser mes avocats prendre connaissance du dossier ou de tenir compte de l’état dans lequel je suis arrivé au tribunal.
On n’a jamais vu dans le monde entier un citoyen libre convoqué au tribunal être victime d’autant de harcèlement et de tentatives de liquidation physique.
On n’a jamais vu dans le monde entier, 48 heures avant la date de convocation d’un citoyen libre, son quartier être bunkérisé et sa famille, ses voisins et amis, privés du droit d’aller et venir.
Macky Sall, lorsqu’il a été convoqué sous le régime de Abdoulaye Wade pour l’affaire des milliards de Taiwan, y est allé, roulant en sens inverse avec ses militants à l’aller comme au retour.
Reconvoqué le 30 mars 2023, étant alité, j’ai produit des certificats médicaux dont la justice a refusé de tenir compte et a refusé toute plaidoirie à mes avocats avant de prononcer une condamnation à mon encontre.
Devant ce banditisme judiciaire, j’ai décidé de ne plus collaborer avec la justice et de ne plus me présenter devant elle. C’est cela le sens de la désobéissance civile.
Nous ne donnons pas blanc-seing pour autant à la justice pour décider de notre sort, après avoir failli de prendre les dispositions idoines pour que je lui réponde de façon sécuritaire.
Je veux dire à ces magistrats que le Sénégal 🇸🇳 est plus grand que nous tous. Il est révolu ce temps où un juge pouvait faire ce qu’il veut et rentrer tranquillement mener sa vie auprès de sa famille.
Je dis aux juges de Macky Sall qu’ils savent tous que tous les dossiers qu’il leur a soumis sont cousus de fil blanc. Vous avez une lourde responsabilité.
J’en appelle à la responsabilité de ces juges : Macky Sall vous demande d’être les fossoyeurs d’un projet pour lequel les Sénégalais et les Africains nourrissent un grand espoir. Celui qui acceptera de faire ce sale boulot rendra compte tôt ou tard au peuple.
Je n’ai jamais volé, violé, détourné ou corrompu. Je dis la main sur le cœur que j’ai les mains blanches.
Je dis aux juges de Macky Sall que si vous feignez d’ignorer les enjeux en vous cachant derrière vos robes, pour vous attaquer à un homme qui ne vous a rien fait et à sa famille et espérez ensuite continuer tranquillement votre vie. Vous vous trompez lourdement.
Je jure devant Dieu que si vous faites ce sale boulot, vous le regretterez. Ce n’est pas l’affaire d’un jour, d’un mois ou d’une année.
À partir du moment où tout le monde comprendra que le mal et l’injustice que je fais à l’autre peut me retomber dessus, chacun hésiterait avant de le commettre. Ce n’est pas pour rien que Dieu a instauré la loi du talion.
J’appelle tous les militants, sympathisants et Sénégalais en général à en faire une affaire personnelle, à faire front et à se battre avec tous les moyens disponibles.
Il ne convient pas à un magistrat d’aller se cacher derrière un rôle que le peuple lui a confié pour être le bras exécutant d’un politique.
Le Parquet c’est Macky Sall. Je dis au procureur Abdou Karim Diop, qui s’est permis de lancer des menaces contre ma personne, qu’il ne lui incombe pas de jouer le rôle qu’on veut lui faire jouer.
Je ne m’acharne pas contre Monsieur Bakhoum, mais je lui rappelle que ses enfants, que je considère comme les miens, et son épouse, n’ont pas plus de droits que les miens.
Je continue à rendre hommage à l’écrasante majorité des magistrats qui n'est pas corrompue.
Pour terminer, j’appelle le président Macky Sall à savoir raison garder, à recouvrer sa lucidité, car il y a une vie après le pouvoir. Beaucoup d’anciens présidents africains continuent tranquillement leur vie après leur présidence.
À la place, Macky Sall cherche à gagner la bataille psychologique en faisant défiler le 4 avril dernier son armement contre la population qui l’a élu, afin qu’elle le laisse tranquillement dérouler son plan machiavélique sans piper mot.
Mais Macky Sall ne pourra tenir devant la détermination de la population qui n’acceptera pas que lui et sa bande de juges affidés et autres acolytes gâchent le rêve d’un Sénégal meilleur.
Je dis à Macky Sall que ceux qui lui font croire le contraire sont ses ennemis, car ils étaient avec ses prédécesseurs et l’ont même combattu.
Je dis à Macky Sall que nous n’avons pas le temps de mener une vendetta. Son seul salut est de rendre au Sénégal ce qu’il lui a donné et d’éviter un bain de sang et des cassures sociales inutiles.
Je dis à Macky Sall qu’il a l’illusion du pouvoir, mais ne sait pas ce qu’est le pouvoir.
Je dis à Macky Sall qu’il a une responsabilité devant les 17 millions de Sénégalais pour les 10 prochains mois en évitant les divisions et les morts d’hommes.
Macky Sall, vos prédécesseurs ont fait leurs mandats et laissé le Sénégal dans la stabilité et la paix. Faites-en de même.

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